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Caractéristiques
du monde quantique


Texte extrait de la revue « Inexploré » et d'un entretien avec l'astrophysicien Morvan Salez.


Cette recherche sur la kabbale et la physique quantique a été proposée dans le cadre d'une documentation préalable pour la rédaction du roman à paraître qui s'intitulera « Amour et Kabbale » (parution prévu pour février/mars 2019) et qui traitera de ces sujets.



Tout est connecté. Dans le monde quantique, cela s'appelle la non-localité. Imaginez que deux particules subatomiques sont des jumeaux séparés à la naissance : l'un part vivre à Paris, l'autre à New York. Même s'ils ne se revoient jamais, chaque fois que l'un fait quelque chose, l'autre fait exactement la même chose. Si celui de Paris épouse une femme, celui de New York fait la même chose au même moment. Le phénomène est identique pour deux particules subatomiques associées puis séparées. Cette connexion constante existe au-delà du temps et de l'espace, sans aucune influence physique directe. Nous savons que ça existe dans le monde subatomique, et nous commençons à l'observer également dans le monde macroscopique. Ce phénomène quantique pourrait expliquer beaucoup de choses que la physique classique n'a jamais pu expliquer : les perceptions extrasensorielles, la précognition, la capacité de nos intentions à affecter le monde physique. Nous communiquerions avec le reste du monde par un courant ténu de lumière, appelé émission de biophotons, que nous émettrions en permanence. En synchronicité, le monde nous envoie aussi de la lumière et de l'information. On peut penser que le véritable système de communication non seulement du corps humain, mais également du monde dans son ensemble, n'est pas basé sur la chimie, mais sur les fréquences. Nous serions des êtres quantiques, fait d'un ensemble de fréquences, des entités interconnectées avec le reste de l'univers. Nous faisons partie d'un champ plus vaste.

Nous savons que les particules subatomiques conversent les unes avec les autres et échangent de l'énergie. Elles s'envoient des particules virtuelles, l'une les envoie et l'autre les renvoie. Cette unité d'information a très peu d'énergie qui lui est attachée. Mais quand vous multipliez cette petite quantité par tous les échanges entre toutes les particules de l'univers, alors vous obtenez une incroyable quantité d'énergie dans l'espace vide. Cette énergie donne naissance à un champ appelé champ du point zéro, car il existe même a des températures très basses, approchant le zéro absolu. Cet océan d'énergie en toile de fond est une idée cruciale. L'énergie y est si dense que si vous vouliez mesurer celle qui se trouve entre nous, qui sommes séparés de quelques mètres, il y en aurait suffisamment pour faire bouillir tous les océans du monde. Ce champ permet d'expliquer des choses mystérieuses comme la guérison spirituelle. Il permet aussi de comprendre que nous sommes connectés avec tout dans le monde, que nous pouvons être en contact avec ce qui se trouve aux confins de l'univers.

Lorsque nous parlons nous échangeons plus que des paroles. Nous avons une conversation verbale et une conversation de lumière, car nous sommes tous un petit code Morse sous forme d'émission de lumière, qui va et vient entre nous. Nous partageons de l'information à un niveau bien plus fondamental que le simple niveau mental.

Les particules quantiques sont des paquets vibrants d'énergie qui échangent cette énergie avec d'autres particules en permanence. Ce phénomène se modifie en permanence et ne peut être compris qu'en relation avec ce qui l'entoure. C'est pourquoi, la plus petite brique de l'univers n'est pas une chose mais une relation.

On a pu démontrer que les effets quantiques qui ont été observés en laboratoire avec des choses inanimées adviennent aussi dans le monde dans lequel nous vivons. Avant, on croyait qu'un ensemble de lois régissait le macroscopique, et un autre le microscopique. Et aujourd'hui cette délimitation devient floue car le monde est quantique.

Fondamentalement, il y a, non pas des objets séparés, mais un lien, c'est-à-dire une connexion si intriquées si essentielle et si profonde qu'il est impossible de dire où une chose s'arrête et où l'autre commence. C'est la même chose avec nos corps. Nous croyons que la plus grande preuve que nous sommes des individus est notre corps, que nous avons un corps unique entre tous et que c'est une entité bien séparée.

L'épigénétique conteste l'idée que nous sommes créés de l'intérieur à partir de notre ADN depuis nos cellules, nos tissus, jusqu'à nos organes. L'épigénétique montre que les gènes sont comparables aux touches d'un piano : ils sont exprimés ou non en fonction de notre environnement. Ce que nous mangeons, ce que nous buvons, les amis que nous avons, l'air que nous respirons, nos émotions, nos expériences, tout cela conspire pour créer la personne que nous sommes. Tous ces facteurs affectent des atomes qui se trouvent sur chaque gène, et déterminent si les touches de ce clavier vont être activées. Nous ne sommes donc pas construits à partir de l'intérieur de nous-mêmes, mais à partir de l'extérieur, de notre lien à l'environnement. Et ce que nous sommes physiquement ne peut être compris qu'à partir de l'ensemble de ce qui s'est passé dans nos vies.

Nous ne vivons pas en isolation, nous existons seulement en raison de notre relation au monde. Nous ne pouvons pas nous isoler. Une étude a montré que des bactéries intolérantes au lactose et placées dans un environnement riche en lactose ont commencé à muter jusqu'à pouvoir le digérer, au point que ce gène a été sélectionné et a supplanté l'ancien. L'environnement ne fait pas qu'actionner le gène, il peut les changer. Cela va complètement à l'encontre de Darwin qui voyait la sélection naturelle comme un processus aveugle privilégiant l'organisme qui aurait le plus de chance de vivre. C'est un processus coopératif. Notre environnement nous crée autant que nous le créons. Nous devons considérer que la principale force à l'œuvre dans la nature n'est pas le désir de compétition.

La science traverse une profonde révolution conceptuelle. Depuis l'avènement de la physique quantique, elle sait désormais qu'elle ne peut pas tout savoir. Des concepts comme indétermination, incertitude, imprédictibilité, incomplétude ou indécidabilité ont fait irruption dans le paysage scientifique.

La vision newtonienne a dominé pendant trois cents ans, l'univers fragmenté, mécaniste et déterministe a fait place à une vison d'un monde holistique, indéterminé et débordant de créativité. L'avènement de la mécanique quantique a introduit une limite à la connaissance absolue. Le principe d'incertitude de Heisenberg nous dit ainsi qu'il est impossible de connaître à la fois la vitesse et la position d'une particule de façon exacte. L'orbite d'un électron ne peut pas être décrite précisément comme l'orbite d'une planète. L'électron a une certaine possibilité d'être ici ou là mais sa position ne peut être déterminée.
Le rêve déterministe de Laplace se brise.

La deuxième grande révolution conceptuelle survient avec l'avènement de la théorie du chaos. En science, chaos ne signifie pas désordre ou confusion mais se rattache plutôt à une notion d'imprévisibilité à long terme. Dans certaines situations, les résultats dépendent de manière extrêmement sensible des conditions initiales. Si celles-ci changent un tant soit peu, et les résultats divergent exponentiellement.

La mécanique quantique dit que l'observateur influe sur ce qu'il observe. Une réalité objective et indépendante de l'observateur est impossible, car l'observateur interagit forcément avec le réel observé.




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